Décret du 20 janvier 2025 : une avancée majeure pour les Infirmiers en Pratique Avancée
L’accès direct à l’IPA est un tournant pour les patients et les professionnels
Avant 2025, les patients devaient obligatoirement passer par un médecin pour être orientés vers un Infirmier en Pratique Avancée.
Avec la publication du décret du 20 janvier 2025 et l’accès direct aux IPA, les médecins pourront se concentrer sur les cas nécessitant leur expertise, tandis que les IPA pourront prendre en charge une partie du suivi des patients stabilisés, sans que les patients aient besoin d’une prescription médicale préalable.
Cette mesure concerne les IPA exerçant en établissements de santé, en maisons de santé et en exercice libéral, permettant une réorganisation des soins et une meilleure répartition des responsabilités.
La primo-prescription par les IPA
Depuis la parution de l’arrêté du 25 avril 2025 (publié au Journal officiel du 30 avril), les Infirmiers en Pratique Avancée peuvent désormais primo-prescrire certains traitements, examens et dispositifs médicaux, dans un cadre sécurisé et coordonné. Cet arrêté vient compléter et rendre opérationnelle la réforme portée par le décret du 20 janvier 2025
L’arrêté distingue deux modalités d’exercice selon les situations :
- Sans diagnostic médical préalable : l’IPA peut initier une prescription directement, pour certaines pathologies ou situations pré-identifiées ;
- Avec diagnostic médical préalable : l’IPA intervient dans le prolongement d’un diagnostic posé par un médecin.
Comparaison du parcours patient avant et après le décret IPA de janvier 2025
Avant 2025, le patient devait d’abord consulter un médecin, généraliste ou spécialiste. Celui-ci décidait d’orienter le patient soit vers un IPA, si le suivi relevait de ses compétences (ex. pathologies chroniques stabilisées), soit vers des examens complémentaires ou vers un établissement de santé, si l’état du patient nécessitait une prise en charge plus avancée.
Depuis 2025, le patient peut désormais consulter directement un IPA sans passer par un médecin. Celui-ci peut ensuite adresser le patient à un médecin généraliste, un spécialiste ou un établissement de santé si nécessaire. L’IPA dispose d’un droit de primo-prescription, lui permettant de prescrire certains traitements et examens médicaux.